Pour subvenir à leurs besoins en fonds de roulement, ou pour financer un projet de développement, les sociétés disposent de plusieurs options. Au rang des sources de financement les plus plébiscitées (et mis à part le très classique prêt bancaire) se trouvent : Le crowdfunding, les subventions et crédits d’Etat, les prêts inter-entreprises ou encore le Leasing opérationnel.

Or, diversifier vos sources de financement permet à votre entreprise de jouir d’une meilleure stabilité financière. Voici donc quelques rappels sur ces solutions de financement alternatives.

Le financement participatif

Le financement participatif consiste à mobiliser un capital privé auprès de particuliers souhaitant contribuer à la création ou au développement de sociétés. Cette option de financement par la foule englobe le crowdlending, le crowdfunding et le crowdequity. 

Le crowdlending permet à une société d’emprunter directement auprès de particuliers sous des conditions moins strictes que lors de la contraction d’un prêt bancaire. Les plateformes de crowdlending se chargent de sélectionner les projets proposés aux particuliers et accompagnent les parties prenantes pendant toute la durée du contrat.

Ce type d’emprunt est intéressant par la rapidité de contraction qu’il propose (moins de deux semaines en moyenne) mais aussi par l’absence de garanties nécessaires à sa contraction, ce qui évite à la société d’hypothéquer ses actifs pour financer son développement et/ou son activité. En complément de sa dimension alternative au système bancaire, le crowdlending peut aussi servir à lever des fonds qui constitueront un apport nécessaire à l’emprunt d’un montant plus important auprès d’une banque ; il joue donc dans ce cas un rôle complémentaire au système bancaire.

Les crédits publics de la BPI

Il existe une multitude d’acteurs publics prêts à subventionner ou à accorder des crédits avantageux aux sociétés désireuses de financer des projets jugés bénéfiques pour l’intérêt général. Les collectivités locales disposent de tels outils, et il est essentiel de se renseigner sur les politiques d’investissement à l’échelle locale lors d’une recherche de financement.

La Banque Publique d’Investissement (BPI), créée le 31 décembre 2012, est depuis devenue un acteur majeur du financement des entreprises françaises (principalement des PME) en proposant des crédits publics avantageux aux jeunes sociétés. Ainsi, lors de l’octroi de ses crédits, la BPI ne requière pas le gage d’un collatéral, même si un financement extérieur est souvent exigé en complément. Il existe globalement 4 types de prêts de la BPI France pour financer les entreprises :

  • Les prêts d’amorçage, qui sont destinés aux entreprises de moins de 8 ans, proposent de faciliter l’accès au capital risque pour les jeunes entreprises innovantes. Ils interviennent dans l’attente ou concomitamment à un investissement en fonds propres et se remboursent en 8 ans. Les prêts d’amorçage ne nécessitent pas de financement bancaire extérieur.
  • Les prêts pour le développement des entreprises de moins de 3 ans, qui se déclinent en dix types de prêts (Contrat de Développement Investissement, Prêt Croissance, Prêt d’avenir, Prêt Entreprise et Quartiers, Prêt Croissance Internationale, Prêt Innovation, Prêt Robotique, Prêt Eco-Energie, Prêt vert, Prêt à long ou moyen terme), offrent une seconde alternative aux jeunes sociétés pour financer leur développement. Contrairement aux Prêts d’amorçage, les Prêts pour le développement nécessitent pour la plupart un cofinancement bancaire d’un montant au moins égal.
  • Les Prêts spécifiques aux secteurs d’activité sont une troisième alternative au financement du développement des PME et ETI. Ils impliquent les mêmes avantages que la catégorie précédente, ne sont pas conditionnés par la jeunesse de la société, mais sont réservés à des secteurs d’activité particuliers : Restauration, Hôtellerie, Bois, Habillement, Défense, Economie Sociale et Solidaire, Industrie, Industrie du Futur, Automobile. Cette catégorie de prêts nécessite un cofinancement bancaire au moins égal au montant prêté, excepté pour le secteur Bois pour lequel il est nécessaire de cofinancer à hauteur du double du montant prêté.
  • Les prêts régionaux, comme le prêt croissance TPE disponible en Auvergne-Rhône-Alpes, Bretagne, Guadeloupe, Hauts-de-France, Ile-de-France, Centre-Val de Loire, qui permettent à des sociétés de bénéficier des politiques d’investissement régionales. Leur nature varie selon la région qui les propose.

Les prêts inter-entreprises

L’amendement Fromantin de la loi Macron, adopté en février 2016, ouvre la possibilité aux entreprises d’effectuer des prêts entre elles sous certaines conditions. Le terme prêt évoqué dans ce cas représente les opérations de crédits au sens large : les prêts, l’affacturage, le crédit-bail, les cautions garantissant les prêts, etc.

Le Leasing

Pour acquérir une immobilisation ou un bien meuble nécessaire au développement de son activité, une entreprise peut décider de contracter un Leasing opérationnel. Ce contrat particulier, à ne pas confondre avec la location avec option d’achat, permet la mise à disposition d’un bien (meuble ou immeuble) à un bénéficiaire, qui en échange de l’usage de ce bien verse une redevance périodique, non considérée comme une dette, et donc non inscrite au passif du bilan du bénéficiaire.

Pour comprendre l’ensemble des avantages que vous pourrez tirer d’une opération de crédit-bail, consultez notre publication Accélérer ses projets d’investissement sans dépasser son budget.