Sur les marchés financiers, la volatilité qualifie l’ampleur des variations observées sur le cours d’un actif, elle est le plus souvent utilisée comme mesure du risque.

Comment mesurer la volatilité d’un actif ?

Deux approches permettent de mesurer la volatilité d’un actif financier : la volatilité historique qui comme son nom l’indique s’appuie sur les variations passées de l’actif, et la volatilité implicite calculée à partir du prix de certains produits dérivés comme les options.

L’écart-type mesure l’écart moyen des rendements journaliers à leur moyenne au cours des dernières séances. Cette méthode permet une première estimation de la volatilité historique, mais présente un inconvénient majeur : elle ne tient compte que des cours d’ouverture et de clôture, et pas des plus haut et plus bas observés.

Pour cette raison, les Traders lui préfèrent généralement une deuxième méthode de calcul, la volatilité de Parkinson qui elle ne s’intéresse qu’aux plus hauts et plus bas formés sur les périodes passées. Adaptée aux marchés qui cotent en continu comme le marché des changes, cette formule l’est beaucoup moins pour le marché actions, exposé aux gaps.

Une troisième approche de la volatilité historique est donc possible grâce la volatilité de Garman-Klauss qui tient quant à elle compte des cours d’ouvertures et de clôture, ET des plus hauts et plus bas.

Adapter ses tailles de position à la volatilité

Une augmentation de la volatilité génère une augmentation du risque, qu’il peut être pertinent d’atténuer en diminuant ses tailles de positions. Afin de travailler à périmètre de risque constant, certains Traders décident de lier leur taille de position à la volatilité du marché. Ils augmentent ainsi leur taille de position lorsque la volatilité diminue, et la diminue lorsque la volatilité augmente.