Les partisans des marchés financiers et de la dérégulation mettent souvent en avant l’impérieuse nécessité de la liquidité. Plus les marchés sont liquides, plus il est facile, rapide et peu couteux d’acheter ou de vendre des actifs. Cette liquidité permet de huiler les rouages des marchés financiers mais elle doit être stimulée !

Le rôle d’un Market Maker

Les market makers, que ce soit une entreprise (banque d’investissement généralement) ou une personne, sont là pour assurer la liquidité des marchés. Ils cotent constamment les prix, à la vente ou à l’achat pour leurs clients, et doivent normalement coter quel que soit l’état du marché. Pour se rémunérer le market maker va utiliser le spread, c’est-à-dire la différence entre le prix à l’achat et le prix à la vente.

 

3d rendered earth a network concept

Le market maker est également soumis au manque de liquidité. Lorsqu’il cote un prix à la vente d’une action pour un de ses clients et que celui-ci exécute la transaction, le market maker détient la position qu’il doit écouler sur le marché.

Or, si le marché manque de liquidité, le market maker ne pourra pas liquider sa position facilement, et il risque de devoir vendre sous le prix auquel il a acheté l’action. Le rôle du market maker n’est donc pas sans risque.

On pourrait penser que le market maker a tout intérêt à ce que la liquidité tende vers son maximum. Bien au contraire, plus un marché est liquide, plus la concurrence entre market makers sera exacerbée. Les spreads sont alors faibles et tendent à se rapprocher des couts de transactions du market maker rognant ainsi ses marges. L’exemple le plus probant est celui des marchés des changes. Les différents acteurs se mènent une guerre acharnée, ce qui pousse à réduire les spreads et donc les marges de chacun. 

Focus sur un acteur du marché

Optiver, fondé en 1986 à Amsterdam, est actuellement l’un des leaders mondiaux en market making fournissant de la liquidité sur la plupart des places financières mondiales. Ses 600 employés se divisent entre les traders (40%), les supports IT (40%) et les employés en charges des opérations courantes de l’entreprise (20%). Optiver a entamé le virage du high freqency trading afin de répondre plus rapidement à ses clients et suivre la tendance générale des acteurs des marchés financiers. Suite à sa réduction de voilure en 2013, Optiver recrute de plus en plus et ne cesse de développer sa partie haute fréquence.

Envie de tester ?

Vous avez envie de tester le métier de market maker ? Jouez à ce jeu !! Une fois la démo lancée vous devrez répondre aux demandes de cotations, alléger ou bien augmenter vos positions sur l’action BMW. Il ne faut pas perdre le fil des nouvelles financières qui vous impacter le cours de l’action et donc votre P&L. Attention, vous risquez de vous prendre au jeu !