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Le Krach Boursier de 1929 : résumé, explications et conséquences

Krach Boursier

Le krach boursier de 1929 est la crise financière puis bancaire la plus violente de l’Histoire du XXème siècle. Découvrez son histoire. 

Partie de l’éclatement d’une bulle spéculative à Wall Street le jeudi 24 octobre 1929, la crise se propage dans le monde entier avec des conséquences financière, économique, sociale et politique désastreuses au cours des années 1930, jusqu’au déclenchement de la Seconde guerre mondiale.

 

Le Krach Boursier de 1929 : résumé

Qu’est-ce que le krach de 1929 ?

Le krach boursier de 1929 est la plus importante crise financière de l’histoire du XXème siècle. Elle frappe de plein fouet le New York stock exchange (NYSE), la bourse de New York, entre le jeudi 24 octobre et le mardi 29 octobre 1929.

Ces dates sont d’ailleurs restées célèbres dans l’histoire de la bourse mondiale, au point qu’elles sont surnommées « jeudi noir » pour le 24 octobre, « lundi noir » pour le 28 octobre et « mardi noir » pour le 29 octobre.

En l’espace de quelques jours, le cours des actions s’écroule à Wall Street, ruinant des milliers et des milliers d’investisseurs et de Traders. Par la suite, les banques d’investissement font faillite, entraînant dans leur chute les entreprises qui ne trouvent plus de financement.

Cette crise boursière puis bancaire demeure encore aujourd’hui l’événement le plus tristement célèbre de l’histoire de la Bourse. 

Elle marque le début de la Grande dépression : une décennie entière de récession économique globale, du krach de 1929 au début de la Seconde guerre mondiale, qui impacte toutes les plus grandes puissances industrielles de l’époque.

Ainsi, le krach boursier de 1929 est certes une crise financière, mais ses conséquences désastreuses s’étendent plus largement aux secteurs économique, social (le chômage et la pauvreté explosent, notamment aux Etats-Unis) et politique – la Grande dépression aboutit à l’arrivée au pouvoir de différents gouvernements autoritaires, dont le NSDAP d’Adolf Hitler en Allemagne.

Les causes du krach de 1929

Depuis la fin de la Première guerre mondiale, les Etats-Unis et l’Europe connaissent une période de forte croissance économique

Ainsi, durant toute la période de reconstruction des années 1920, tous les indicateurs sont au vert pour les principales puissances industrielles mondiales : entre 1920 et 1929, la production globale augmente de près de 50%.

C’est dans ce contexte qu’une bulle spéculative d’une ampleur historique se forme. En effet, les cours de la bourse s’emballent encore plus rapidement que l’économie réelle et connaissent une hausse totale de plus de 300% au cours de la période !

Et pour cause : l’économie au beau fixe déchaîne l’enthousiasme et les comportements spéculatifs des investisseurs. Ces derniers n’achètent plus d’actions dans le but de percevoir des dividendes, mais dans celui de les revendre encore plus haut le plus rapidement possible, en maximisant leurs plus-values. 

Bullish

En Trading, le taureau symbolise un marché en croissance.

Ce phénomène est largement amplifié par le “call loan” mis en place à Wall Street au début de l’année 1926 : grâce à ce système, les Traders peuvent acheter des titres financiers à crédit, en ne couvrant que 10% de leur valeur !  

A la fin des années 1920, la déconnexion est de plus en plus insoutenable entre :

  • l’économie réelle ayant connu une forte croissance commence à faiblir (la production automobile chute de 7% entre les mois de mai et d’octobre 1929) ;
  • les cours des titres financiers augmentent toujours à grande vitesse.

A noter

Dès l’année 1928, le cabinet Charles Merrill (aujourd’hui devenu Merrill Lynch) exhorte les investisseurs à ne plus s’endetter afin d’acheter des actions. Un conseil qui n’est malheureusement pas suivi…

Les évènements du krach de 1929

Après des mois d’augmentation forcée des cours, la bourse montre ses premiers signes de baisse au début du mois d’octobre. Les investisseurs enchaînent alors les ventes d’actions – ventes qui constituent encore pour eux des prises de bénéfices. 

Entre le 18 et le 23 octobre 1929, les ventes de titres se font de plus en plus massives. La panique saisit les Traders le 24 octobre, le « jeudi noir » : plus aucun investisseur ne cherche à acheter des titres largement surcotés et les ventes explosent littéralement. 13 millions de titres sont mis en vente, contre 2,5 millions en temps normal. 

Sauvée tant bien que mal par les banques le 24 octobre, la bourse rechute de nouveau quelques jours plus tard dans un vent de panique le « mardi noir » du 29 octobre, date à laquelle près de 16,4 millions de titres sont vendus.

Les principaux impacts boursiers du Krach de 1929

Les chiffres de la crise

Les impacts colossaux du krach de 1929 se mesurent tout d’abord par la chute de l’indice Dow Jones. Au cours du jeudi 24 octobre, il perd jusqu’à 22,6% de sa valeur à la mi-journée avant que l’intervention des banques, qui achètent massivement des actions, ne vienne rattraper en grande partie cette chute vertigineuse.

Au cours du lundi 28 et cette fois sans intervention de la part des banques, le Dow Jones perd 13% de sa valeur. Le lendemain, c’est 12% de la valeur de l’indice qui partent en fumée. Au total et sur les semaines suivantes, l’indice phare de la bourse américaine perd près de 39% de sa valeur globale.

Entre le 22 octobre et le 13 novembre 1929, la chute du Dow Jones équivaut à une perte de 30 milliards de dollars, ce qui, pour l’époque, représente dix fois le budget fédéral américain ! 

En juillet 1932, l’indice américain tombe à 41,22 points, son plus bas niveau depuis sa création en 1896, soit une perte totale de 89% de sa valeur sur toute la période

Autre conséquence directe du krach de 1929 : l’augmentation folle du nombre de titres financiers vendus. Tandis qu’une journée classique à Wall Street voit environ 2,5 millions d’actifs être mis en vente par les investisseurs, ce sont environ 13, puis 9 et enfin 16 millions de titres qui sont vendus respectivement au cours des jeudi, lundi et mardi noirs.

Dans le même temps, les observateurs constatent que les principales cotations américaines, telles que General Electric ou Kodak, perdent respectivement 48 et 42 points lors de la seule séance du lundi 24 octobre.

Plus globalement, entre 1929 et 1932, l’indice de production industrielle américaine voit sa valeur chuter de 100 à seulement 48,7 tandis que les cours de nombreuses matières premières s’effondrent également : le cours du blé passe de 98 à 40 cents entre 1920 et 1933.

 

L’impact sur les institutions  

Suite au krach de 1929, la période de 1930 à 1932 marque un effondrement massif de la bourse américaine et de ses principaux acteurs

Ainsi, la banque d’investissement Goldman Sachs voit la valeur de ses actions chuter de 104 dollars en 1929 à seulement 1,75 dollars en 1932. De même, les actions du premier constructeur automobile américain, General Motors, passent de 1075 à 40 dollars. Enfin, le cours des titres de General Electric, le géant de l’énergie, chute de 1612 à 154 dollars sur la même période.

Le paroxysme de la crise est atteint le 5 mars 1933, lorsqu’un moratoire général, nommé « Emergency Banking Relief Act », proclame la fermeture des banques américaines durant quatre jours.

 

Quelles leçons les Traders débutants peuvent-ils tirer des crises ?

Qui sont les gagnants et les perdants des crises ?

Bien que les conséquences de la crise financières de 1929 aient été désastreuses pour la majorité des investisseurs – professionnels ou particuliers -, elles ne l’ont pas été pour tout le monde. En effet, chaque krach, aussi dévastateur soit-il, enrichit une fraction des acteurs financiers.

Qu’il s’agisse des crises financières de 1929, de 1987 ou de 2008, ces gagnants s’enrichissent tous en pariant contre le marché, par l’intermédiaire de la Vente à découvert (VAD). 

Bien entendu, pour parier sur la baisse des cours alors que tous les investisseurs sont en pleine euphorie et que tous les indicateurs sont au vert, ces Traders doivent faire preuve d’une capacité d’anticipation et d’analyse des marchés redoutable ! Et, parfois, avoir un soupçon de chance…

Ce fut notamment le cas de Jesse Livermore, l’un des plus célèbres shorters de l’Histoire, qui amassa une véritable fortune en anticipant le krach boursier de 1929 (plus de 100 millions de dollars !).

Mais ces investisseurs géniaux ne sont pas les seuls gagnants lors des crises financières majeures. En effet, certains acteurs économiques qui ne dépendent ni des banques, ni des marchés financiers peuvent également tirer profit des effondrements.

Une partie des géants industriels disposant de réserves de liquidité suffisamment importantes pour s’autofinancer ne craignent pas l’effondrement des marchés et des banques. En cas de faillite généralisée, ils sont même en mesure de racheter nombre de leurs concurrents.

A l’inverse, les grands perdants des crises financières sont toujours les investisseurs particuliers surendettés, aveuglés par l’euphorie générale et les perspectives de profits illusoires. 

 

Quelles leçons tirer des crises ?

Les Traders débutants peuvent tirer de riches enseignements de ces crises historiques. 

Pour investir avec sérieux et se prémunir contre ce genre de catastrophe, il convient notamment :

  • de vous former au mieux afin de comprendre les mécanismes derrière vos investissements ;
  • de ne jamais investir un capital que vous ne pouvez vous permettre de perdre entièrement ;
  • d’adopter une stratégie de gestion des risques et de diversifier vos investissements…

Ces comportements salvateurs vous permettront de sécuriser au maximum vos investissements et d’éviter les désastres en cas de krachs boursiers, qui font malheureusement partie des cycles suivis par les marchés. 

Pour acquérir ces connaissances de base, vous pouvez découvrir notre Formation NewTrading destinée aux débutants souhaitant découvrir le Trading sérieusement.


Le krach boursier de 1929 a été la crise financière et bancaire la plus dévastatrice du XXème siècle. Conséquence directe de l’éclatement d’une bulle spéculative formée par une décennie de croissance économique forte et d’investissements à crédit tous azimuts, elle est l’exemple type de certaines dérives des marchés financiers. La crise du « lundi noir » d’octobre 1987, celle de la bulle Internet de mars 2000, ou encore la récente crise des subprimes de 2009, ont d’ailleurs suivi un schéma similaire.

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