Au cœur de l’économie moderne, les Banques constituent un maillon clef de la chaîne économique. Afin de garantir la stabilité de ce secteur stratégique, le Comité de Bâle sur le contrôle bancaire se réunit donc quatre fois par an afin d’aborder les sujets relatifs à la supervision bancaire.

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Bâle I : Garantir un niveau minimum de fonds propres

En 1988, un premier ratio de solvabilité est imposé au secteur bancaire afin de limiter son exposition au risque : Le ratio Bâle I ou ratio de Cooke.

Du nom de Peter Cooke, ancien directeur de la Banque d’Angleterre et premier président du Comité de Bâle, ce ratio compare le niveau d’engagement d’une banque à ses fonds propres ([capital apporté par les actionnaires + profits réalisés] VS [crédits et engagements de la banque]). Limité à 8%, il signifie qu’une banque ayant 1 milliard de fonds propres ne peut pas prêter plus de 12,5 milliards (1/0,08).

Bâle II : Affiner la mesure du risque

Depuis 2006, un nouveau ratio lui a succédé afin de mesurer plus finement la capacité des banques à faire face au risque : le ratio de Bâle II. Similaire au ratio de Cooke, ce nouveau ratio prend cependant en compte davantage de risques en intégrant le risque de marché, le risque de crédit et le risque opérationnel.

Ce ratio se décompose en deux ratios intermédiaires : le ratio « Tier 1 » limité à 4% et prenant en compte le capital sans risque ainsi que le ratio « Tier 2 » lui-aussi limité à 4% avec des contraintes plus souples et donc prenant en compte un capital élargi. Ce premier ratio « Tier 1 » se divisant lui-même en deux « sous-ratios » le « Core Tier 1 » et le « Core Tier 2 » chacun d’entre eux limités à 2%.

Bâle III : Répondre à la Crise de 2007/2008

La crise des subprimes a mis en lumière les limites du ratio Bâle II contourné par les banques grâce à la titrisation (technique financière permettant à une banque d’améliorer son bilan). Le Comité de Bâle a donc réagi en septembre 2010 en relevant son niveau d’exigence et en imposant de nouvelles règles.