TRADING : Tester et lancer une stratégie automatisée

Dans le monde du Trading, la tendance est à l’automatisation, et ce phénomène ne concerne pas que les professionnels puisque les investisseurs particuliers sont également de plus en plus nombreux à franchir le pas !

New Trading t’accompagne pas à pas dans la découverte des outils permettant de tester et d’automatiser ta propre stratégie de Trading. Cette formation t’est offerte par le logiciel de Bourse ProRealTime. Un peu plus bas sur cette page, tu découvriras les offres qu’ils te réservent. Bonne lecture ! 🙂


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De façon générale, le Trading désigne l’ensemble des techniques permettant d’acheter et de vendre des actifs boursiers, que ce soit des actions, des devises, des matières premières ou des produits financiers plus complexes. Lorsque j’emploie le terme de « Trading Automatique », je qualifie donc l’ensemble des techniques où la machine se substitue à l’humain pour intervenir sur les marchés financiers.

Avertissement : Les compétences enseignées ne visent qu’à t’offrir une meilleure compréhension du Trading. Par conséquent, les informations présentées au cours de cette formation ne sauraient avoir valeur de conseil en investissement.

Ces automatismes interviennent lors d’une ou de plusieurs étapes du processus d’investissement : la détection d’opportunités, la prise de décision, l’exécution de la transaction ou le suivi et la clôture de positions.

I – Quatre grandes catégories d’automatismes

1 – L’Alerte permet au Trader d’être averti lors de la réalisation d’un événement sur un actif financier. Par exemple, lors du franchissement du point le plus haut de la journée, ou lors de l’apparition d’un mouvement de prix particulièrement rapide. Il peut s’agir d’une simple alerte sonore, ou d’un envoi SMS/Mail.

2 – Le Screening est un filtre entièrement paramétrable par le Trader. Il permet de rechercher sur le marché l’ensemble des actifs financiers présentant une certaine configuration. Par exemple, l’ensemble des actions ayant un volume d’échanges supérieur à leur moyenne, ou encore les matières premières ayant une volatilité plus élevée que lors de la séance précédente.

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3 – L’Expert Advisor est un conseiller technique du Trader.  Il signale les opportunités d’achat ou de vente présentes sur le marché, mais la décision finale et l’exécution de la transaction restent aux mains du Trader.

4 – L’Algorithme de Trading se substitue au Trader de façon partielle ou totale. Un algorithme est un programme informatique (parfois très simple) capable de prendre une décision sur la base des informations qu’il reçoit. Par exemple, acheter si le marché monte et vendre si le marché baisse. Lors de la rédaction du code de l’algorithme, le Trader Programmeur définit des ensembles de conditions auxquels il associe une ou plusieurs actions. Une fois lancé, l’algorithme de Trading effectuera ces actions de façon autonome à chaque fois que les conditions de marché définies par le Trader seront réunies.

Certains algorithmes de Trading remplacent totalement le Trader, d’autres jouent le rôle d’assistant et ne le remplace que pour des tâches bien définies (sortie de position par exemple) ou sur des périodes de temps précises pour mettre en place de façon optimale un scénario défini par le Trader (exemple : jouer la hausse du marché action sur la journée).

De plus en plus médiatisés, les algorithmes de Trading Haute Fréquence (THF) sont un cas particulier d’algorithmes de Trading, mais tous les algorithmes ne travaillent pas à la microseconde. Certains programmes travaillent sur un horizon de temps pouvant aller jusqu’à plusieurs semaines !

Avant d’aborder le cas spécifique du Trading Haute Fréquence, commençons par découvrir comment automatiser son activité de Trading simplement.

 

II – Passer au Trading Automatique

Si tu souhaites mettre en application les outils présentés, tu peux d’ores et déjà ouvrir un compte ProRealTime gratuitement. Ce compte de Trading virtuel te permettra d’accéder aux graphiques d’un très grand nombre d’actifs financiers, et de t’exercer sans risque dans les conditions du réel pendant deux semaines.

Le premier objectif de l’automatisation est de gagner du temps. Les Alertes permettent au Trader de quitter le graphique des yeux sans passer à côté de certains événements, et les Scans de marché lui permettent de gagner un temps considérable dans la recherche d’opportunité lors de la phase d’analyse. Quant aux algorithmes de Trading, ils offrent une vitesse d’exécution bien supérieure au temps de réaction humain.

Mais l’objectif est également de supprimer l’erreur humaine ! On le sait, l’être humain est par nature en proie à des émotions. Il est enclin à se laisser aller à l’euphorie lorsque les marchés montent, et peut vite se retrouver pris de panique lorsque les marchés baissent. Bref, son raisonnement est bien loin d’être infaillible. Le recours à la machine permet donc de s’affranchir de ces biais psychologiques.

A) Etape 1 : Penser sa stratégie comme un système complet

Un système de Trading est un ensemble composé de conditions (setups) devant être réunies afin d’acheter ou de vendre un actif financier. Ces ensembles de conditions doivent être définis avant la mise en action de l’algorithme de Trading car elles guideront les prises de décision du système au cœur du marché.

Un système de Trading se présente donc généralement de la façon suivante :

  • Si l’événement A est observé, alors effectue l’opération XA, sinon effectue l’opération YA.
  • Si l’événement B est observé, alors  effectue l’opération XB, sinon effectue l’opération YB.

… etc.

Lors de la construction d’un système de Trading, 4 points sont à définir.

1 – Le Périmètre d’action du Système de Trading : Sur quel(s) actif(s) le système doit-il intervenir ? Sur quelle(s) plage(s) horaire(s) ?

2 – Les Conditions d’entrée en position : Quelles conditions le marché doit-il réunir pour déclencher l’entrée en position du système ? Lors de cette étape, le Trader programmeur fait appel à des formules mathématiques plus ou moins complexes : les indicateurs techniques. Le recours à cet outil permet au Trader d’obtenir une réponse binaire : la condition est vérifiée, ou elle ne l’est pas.

3 – Les Modalités d’entrée en position : Dans quel sens le système doit-il prendre position : achat ou vente ? Quel type d’ordre utiliser : au marché, limite, à seuil, autre ? Quelle taille de position choisir ? Le cumul de positions est-il autorisé ?

4 – Les Modalités de sortie de position : Dans quelles conditions les positions ouvertes doivent-elles être clôturées pour couper les pertes (ordre stop-loss) ou pour prendre les bénéfices (ordre take-profit) ? La sortie de la plage horaire définie dans le périmètre (1) entraîne-t-elle la clôture de la position ?

Un exemple de système simple et complet :

  • Trading sur le Future CAC40 du lundi au vendredi de 8h00 à 9h00 (Périmètre) ;
  • Entrer en position si prix strictement supérieur à la moyenne mobile simple de période 20 et d’unité de temps 2 min (Conditions d’entrée) ;
  • Achat d’un unique contrat au marché (Modalités d’entrée en position)
  • Positionnement de l’ordre stop-loss 10 points en-dessous du prix d’entrée et positionnement du take-profit 15 points au-dessus du prix d’entrée (Modalités de sortie de position)

B) Etape 2 : Transformer le système en programme informatique

Les setups définis lors de l’étape 1 doivent ensuite être transformés en langage informatique, c’est la phase de programmation. Ces dernières années, la compréhension et la maitrise des langages de programmation n’étaient réservées qu’à quelques professionnels expérimentés, mais l’arrivée de nouveaux langages tels que le langage ProBuilder a permis l’émergence d’une programmation simplifiée accessible à tout un chacun.

Comment fonctionne le langage ProBuilder de ProRealTimeLorsque tu affiches un graphique sur la plateforme ProRealTime, tu as sous les yeux l’évolution des prix sur une période donnée décomposée en une série de « sous-périodes » appelées Unités de temps (UT) dont tu peux paramétrer la durée (1 jour, 1 heure, 15 minutes, etc.).

Pour chacune de ces Unités de temps, la plateforme ProRealTime te communique 4 informations : le niveau d’ouverture (Open), le plus haut (High), le plus bas (Low) et le niveau de fermeture (Close). Chacune de ces Unités de temps se voit attribuer un numéro dynamique en fonction de sa distance par rapport à l’unité de temps en cours. L’unité de temps en cours prend ainsi la valeur (0), la précédente (1) puis celle encore avant (2), ainsi de suite.

Pour qu’un signal soit validé sur le chandelier en cours, il faut attendre la fin de l’unité de temps en cours : Principe de la levée de doute. En effet, sans cette précaution, un signal pourrait être validé lors d’une UT, mais ne plus l’être lors sa clôture suite à une variation de prix.

Comment rédiger le code ? Tu peux construire ton premier programme avec l’outil de Création Simplifiée ProRealTime. Son côté intuitif te permettra de comprendre les règles de création d’un système de Trading. Cependant, le code généré ne sera pas optimisé et tu seras limité dans tes possibilités de développement.

Pour aller plus loin et gagner en liberté, tu pourras apprendre les bases du langage ProBuilder et te lancer dans une Création par Programmation. Tu trouveras toutes les informations à ce sujet dans le Guide de Programmation.

C) Etape 3 : Tester sa stratégie

Une fois le programme de l’algorithme rédigé, celui-ci est enregistré sous la forme d’un Fichier .itf, lisible uniquement sous la plateforme ProRealTime – Plusieurs modèles d’algorithmes sont proposés sur le site ProRealCode.com, mais une fois le code du système de Trading à ta disposition et avant sa mise en route, il te faut le tester.

La fonction de Backtesting permet de simuler la performance qu’aurait obtenu un système de Trading sur une période passée. Cette phase permet donc de récupérer un grand nombre d’informations sur le comportement d’une stratégie, et permet par conséquent d’analyser sa performance, son exposition au risque ou encore sa corrélation avec l’évolution des marchés.

La valeur des informations récupérées doit cependant être relativisée. En effet, les performances passées ne présagent pas forcément des performances futures, et le comportement des marchés est amené à évoluer constamment. Il est donc primordial lors de la création d’un algorithme de construire celui-ci sur la base d’une « idée directrice », et non pas en regardant simplement l’évolution passée des cours (puisque cette information n’était alors pas disponible).

A noter que certains indicateurs techniques, comme l’indicateur Zigzag (qui permet de dessiner les sommets et les creux une fois que ces derniers ont été formés) sont par conséquent à bannir de toute stratégie de Trading puisqu’ils font appel à une information qui n’était pas disponible pour le système lors de son exécution.

Cette illusion rétrospective atteint son apogée lorsque le Trader cherche à tout prix à optimiser l’ensemble des variables de son programme en fonction des données passées. Cette phase d’optimisation où le Trader recherche l’ensemble de variables permettant de maximiser la performance tout en minimisant le risque peut s’avérer utile pour détecter une « anomalie de marché » qui aurait échappé au Trader. En revanche, il convient de rester extrêmement méfiant lorsque la performance d’une stratégie varie trop fortement lorsqu’une seule de ses variables est modifiée.

Enfin, lors de l’analyse de la performance, il est primordial de tenir compte des frais de courtage que cette stratégie génère. En effet, une stratégie peut s’avérer gagnante sans frais de courtage, mais perdante une fois ces derniers inclus. De même, le résultat alléchant d’une stratégie lancée sur plusieurs années et dont les plus-values seraient réinvesties ne doit pas te faire oublier que chaque année une partie de la performance doit être reversée aux impôts.

D) Etape 4 : Exécuter une stratégie de Trading Automatique

Si le Backtesting de ta stratégie est convainquant, la phase prospective te permettra de vérifier la stabilité de tes hypothèses. Pour ce faire, tu as ici le choix entre le Paper Trading (simulation virtuelle) ou le Trading Live (avec de l’argent réel).

Si tu n’as pas été victime d’un biais historique lors de la conception de ton programme, les résultats obtenus lors de cette phase prospective devraient être sensiblement équivalents à ceux obtenus lors de la phase de Backtesting.

Sur ta Plateforme ProRealTime, le lancement d’un système de Trading en live s’effectue en deux étapes. Tu dois dans un premier temps préparer ton système pour le Trading Automatique. Une version datée et bloquée de ton code est alors mise en attente, à ce stade aucune modification du code n’est plus possible. Tu peux alors lancer ta version mise en attente pour de bon.

Par défaut, ton algorithme est lancé pour une période de 50 jours. Pour assurer son fonctionnement sur une période plus importante, tu dois donc te connecter régulièrement afin d’étendre sa période d’exécution. Il est important de surveiller le comportement de ton système de Trading afin de t’assurer que les positions ouvertes et fermées le sont bien conformément à tes attentes.

Tu peux à tout moment arrêter une (ou plusieurs) stratégie(s) de Trading Automatique en te rendant sur la plateforme ProRealTime. A ce sujet, il est recommandé de toujours intégrer une sécurité au sein de ton programme grâce à la fonction QUIT définie dans le Guide.

Enfin, certains produits financiers peuvent conduire à des pertes supérieures au montant initial déposé sur ton compte lorsqu’ils proposent un effet de levier (Pour rappel, l’effet de levier est une capacité d’investissement supplémentaire mise à ta disposition par ton intermédiaire financier). De façon générale, prends donc soin de te documenter avant de te lancer dans une opération financière. Le site de l’AMF (Autorités des Marchés Financiers) est là pour te guider.

E) Conclusion

Il est aujourd’hui inconscient de se lancer dans une activité de Trading spéculative sans faire appel aux techniques d’automatisation car leur apport ne peut pas être contesté. Cela ne veut pas pour autant dire que les particuliers doivent fuir les marchés financiers ; ils ont seulement le choix entre deux options distinctes : 1 – Se lancer dans une activité spéculative très concurrentielle où l’outil technique est incontournable (le Trading pour Compte Propre) OU 2 – Faire un choix plus proche de l’économie réelle en optant pour l’investissement boursier de plus long terme.

 

III – Bonus : Introduction au Trading Haute Fréquence

Le 18 juin 1815, la grande armée napoléonienne est mise en déroute par l’armée anglaise à Waterloo. Informé de l’issue de la bataille par son réseau de messagers, Nathan de Rothschild se rend à la Bourse de Londres pour y céder l’ensemble de ses titres.

Pensant à juste titre qu’il a obtenu l’information avant tout le monde, les investisseurs accréditent l’hypothèse de la défaite anglaise, l’imitent, cèdent leurs titres et entraînent ainsi le marché dans une forte baisse. Ravi du bluff magistral qu’il vient d’effectuer, Rothschild en profite alors pour racheter discrètement ses titres à prix cassés. Lorsque la nouvelle de la victoire anglaise leur parvient, les investisseurs comprennent qu’ils se sont fait avoir et rachètent leurs titres. Mais il est déjà trop tard, porté par la remontée soudaine des cours, Rothschild se retrouve catapulté à la tête d’un empire financier acquis pour une bouchée de pain.

De tout temps, la vitesse a constitué un avantage décisif pour les investisseurs. Aujourd’hui la fibre optique a remplacé les réseaux de messagers, mais le combat reste le même…

A) Jeudi 6 mai 2010, le Grand Public découvre le HFT

Cette journée aurait pu être une séance de cotation comme les autres mais les circonstances en ont décidé autrement. Et bien que les marchés européens aient ouvert en léger recul en raison d’inquiétudes en provenance de la péninsule Hellénique, rien ne laisser présager d’une telle volatilité à la Bourse de New York.

Les chiffres qui vont suivre permettent d’imaginer l’effroi des investisseurs alors en position sur le marché. Il est 14h40. En l’espace de quelques minutes, près de 800 milliards d’euros s’envolent. Sans signe précurseur ni raison apparente, l’indice américain Dow Jones vient de perdre près de 10%.

Après enquête les autorités de régulation américaines (SEC et CFTC) mettent en cause une technique d’achat et de vente d’actifs reposant sur des algorithmes capables d’exécuter des ordres à très haute fréquence sur une échelle de temps de quelques nanosecondes. Le Trading Haute Fréquence sort de l’ombre pour entrer sur la scène médiatique financière avec fracas.

Un modeste courtier du fin fond du Kansas vient de faire trembler la planète finance. Très contents de leur nouvel algorithme, capable d’exécuter une vente d’ordres de 5h en moins de 20 minutes, les financiers américains viennent de le mettre à l’épreuve en vendant 75 000 contrats à terme (4 milliards de dollars) sur le marché action américain.

L’algorithme, programmé pour vendre 9% de la totalité des titres échangés sur le marché lors de la minute précédente, connaît un dysfonctionnement (cela arrive…), et 75 000 contrats sont lancés sur le marché sans prix de vente minimal. Le contexte général d’inquiétude s’associe à cette vente « un peu forte », il n’en faut pas plus pour entrainer un déclenchement d’ordres en cascade, causant le plus violent décrochage qu’ait connu le marché action. En 14 secondes, les titres changent près de 27 000 fois de main…

Les transactions effectuées entre 14h40 et 15h00 sont finalement annulées et la baisse des cours limitée à -3,20%, mais le mal est fait, et l’image du THF, fortement compromise.

B) The Dark Side

L’occurrence de Bugs pouvant conduire à une volatilité de marché hors du commun constitue un premier argument à l’encontre du Trading Haute Fréquence, mais deux autres pratiques sont également dans le collimateur des régulateurs.

1) Le Latency Arbitrage

En Finance, une opération d’arbitrage consiste à tirer profit d’un décalage de prix entre deux actifs similaires en achetant le moins cher et en vendant le plus cher de façon simultanée. Ces décalages de prix sont rares et le plus souvent minimes, mais certains opérateurs spécialisés parviennent à en tirer profit grâce à leurs outils de pointe et à l’importance des volumes de transactions traités. Le Latency Arbitrage désigne donc une opportunité d’arbitrage liée au décalage de cotation entre deux plateformes boursières.

Grâce à leurs réseaux privés extrêmement rapides, les opérateurs hautes fréquences s’aperçoivent avant tout le monde de ces différences de cotation et parviennent à en tirer profit. Pour chaque opération d’arbitrage, cette stratégie fait donc perdre une somme minime aux investisseurs classiques n’ayant pas la possibilité de détecter ces opportunités lors de l’envoi de leurs ordres. Enfin… une « somme minime » par opération, mais au total ce serait quand même près de 3 milliards de $ pour l’année 2014 !

2) Le FrontRun et les manipulations de marché

Etre au courant d’une information privée avant tout le monde et en tirer profit sur les marchés constitue un délit d’initié passible de prison. En revanche, prévoir avec une très haute probabilité l’évolution des cours dans les microsecondes à venir grâce à des informations publiques présentes dans le carnet d’ordres ne constitue pas un délit bien que cette prouesse ne soit réalisable que par un nombre très limité d’acteurs aux puissances de calcul vertigineuses.

La limite est donc très mince entre savoir et prévoir avec un taux de réussite proche de 100% grâce à une vitesse de calcul très largement supérieure à la moyenne, mais cela suffit pour l’instant d’un point de vue légal à assurer la pérennité de ces pratiques proches du FrontRun (délit d’initié).

D’autres techniques encore relèvent quant à elles carrément de la manipulation de marché. On pourrait citer à ce titre les pratiques de Quote stuffing : une transmission de milliers d’ordres immédiatement supprimés afin de saturer les réseaux et de ralentir les concurrents. Ou encore le Spoofing : un envoi de faux ordres afin de faire croire aux investisseurs présents sur le marché que l’offre augmente pour les amener à vendre et à faire baisser les prix, avant de racheter moins cher…

Ces pratiques sont bien évidemment illégales, mais face à l’ampleur des fraudes les régulateurs de marché, pour certains encore sous Excel, sont pour le moment dépassés. Pour en savoir plus sur le Trading Haute Fréquence, je vous invite à regarder ces 2 excellentes vidéos Heu?ka dont j’ai tiré quelques exemples.

C) The Bright Side

Au-delà des points négatifs relevés, cette évolution des marchés présente tout de même un avantage de taille : Le THF réduit le coût des transactions pour les investisseurs !

En effet, les services de Market Making chargés de fournir aux investisseurs des prix d’achat et de vente pour chaque actif financier ont eux aussi connu leur révolution technique. Et ces nouveaux programmes, bien plus performants dans l’analyse du risque et la vitesse d’exécution, grâce à leur mise en concurrence, permettent de proposer aux investisseurs des commissions boursières bien plus faibles que ne pouvaient le faire les anciens Traders.

Pour finir sur une note positive, même si la tentation est grande pour certains acteurs de franchir la ligne jaune, le Trading Haute Fréquence contribue au meilleur fonctionnement des marchés en réduisant les frais d’intervention des investisseurs. Par ailleurs, les premières enquêtes menées par le secteur public sont en cours pour calculer les impacts du Trading Haute Fréquence sur l’économie et pour penser une régulation adaptée ; l’avenir du THF n’est donc pas si sombre !


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